Suite monde différent, idéal. « L’endoctrinement théorique était relayé

Suite à la prise de pouvoir du parti national-socialiste des travailleurs allemands, les nazis prennent en charge l’éducation des enfants et des adolescents. En conséquent, un mouvement de jeunesse est créé : la Hitler Jugend, dont l’objectif est de façonner l’esprit des jeunes de race aryenne pour en faire des militants prêts à servir loyalement le Troisième Reich. Effectivement, 3,5 millions de jeunes sont membres des jeunesses hitlériennes en 1933. Dans ce contexte totalitaire du régime nazi, multiples facteurs expliquent d’une part, la participation de la jeunesse allemande à la Hitler Jugend et d’autre part, le rejet par certains jeunes de ce mouvement de masse, voire leur adhésion à des mouvements de résistance. Il reste à voire quels sont ces derniers et l’impact des évènements historiques expliquant pourquoi certains jeunes ont joint la Hitler Jugend et d’autres non. DéveloppementHitler au pouvoir Le 30 janvier 1933, Adolf Hitler prend le pouvoir en étant nommé chancelier de l’Allemagne. Dans son discours de victoire, il promet au peuple la loi et l’ordre et leur donne confiance en lui et en eux-même de finalement trouver la lumière aux époques sombres de l’Allemagne. Dans son discours exaltant remplit de passion, Hitler offre exclusivement aux jeunes une chance d’aventure et de se rebeller contre leurs parents. Il leur fait ressentir un sentiment d’appartenance et un optimisme rafraîchissant en leur promettant un monde différent, idéal. « L’endoctrinement théorique était relayé par les manifestations du Parti à l’échelle nationale où des centaines de milliers de jeunes communiaient dans une même ferveur avec la nation, le parti nazi et le Chef ». Le fait que son idéologie devient la vérité officielle et que Hitler a recours à la force et à la persuasion ainsi qu’aux moyens de communication sont notamment des caractéristiques du régime totalitaire. La propagande de ses multiples discours c’est fait entre autres par radio et par sa présence à travers le pays en prononçant de multiples discours. Cette propagande lui a permit de faciliter l’endoctrinement des jeunes à la jeunesse hitlérienne. Ceux-ci, ayant été convaincus par les paroles de leur chef,  étaient déterminés de faire le bon choix en adhérant à la Hitler Jugend, par exemple.La crise économique« Les jeunes adolescents dans les années 1933 à 1936 avaient vécu le chômage, les difficultés quotidiennes, le désarroi, le désespoir des parents et le chaos politique engendrés par la crise de 1929, et la plupart fut probablement réceptive et favorable aux solutions radicales apportées par Hitler ». Cela expliquerait l’accord de ces générations face au régime nazi. Les jeunes allemands étaient alors en quête d’un renouveau, d’un espoir leur permettant de relever la tête et ainsi retrouver leur fierté. Le potentiel que dégageait Hitler en leur proposant ses idées radicales suscitait un certain intérêt des jeunes face à lui, une certaine adhésion et parfois même suscita le désir de faire part des jeunesses hitlériennes, voir la Hitler Jugend.Les autodafés d’AllemagneLe 10 mai 1933, près de 12 400 des ouvrages des plus grandes figures intellectuelles germanophones du XXe siècle partaient en fumée dans toute l’Allemagne. Ce contrôle immédiat des médias par le gouvernement représente une caractéristique du fascisme. Ces autodafés marquaient la décapitation intellectuelle du pays.  En effet, Adolf Hitler lance une « action contre l’esprit non allemand », dans le cadre de laquelle se développent des persécutions organisées et systématiques visant les écrivains juifs, marxistes ou pacifistes. Des étudiants allemands figuraient dans l’avant garde du mouvement nazi et dans la manifestation du 10 mai. Cette démonstration très visuelle d’inflammation de livres était une représentation, selon les jeunes qui y assistaient et même les jeunes organisateurs, de conséquences de la désobéissance et le non-accord envers le parti politique au pouvoir, le nazisme. Dès leur jeune âge, les enfants étaient poussés à adhérer aux règles de ce parti et voir ces étudiants, dont l’influence est considérable dû à une proximité d’âge, commettre toutes ces actions radicales les poussaient à faire de même plus tard dans leur propre vie. Cet évènement a été un parmi plusieurs exemples de cause d’entrée de jeunes à la jeunesse hitlérienne, comme la Hitler Jugend.Les soirées patriotiquesLes jeunes allemands devaient participer aux Heimabende, « des réunions au cours desquelles on leur enseignait la politique philosophique raciale nazie, les notions scientifiques de la vitalité et de la supériorité de la race allemande, l’anti-sémitisme, les rituels du parti nazi, l’importance de l’obéissance, les vertus du régime, le respect de la hiérarchie, le culte du chef et la nécessité d’employer la violence contre les ennemis ». Dans ces soirées patriotiques, ils leur apprenaient à identifier leurs ennemis, ce qui est une caractéristiques d’une régime fasciste. Ceux-ci sont notamment « les Juifs et les Slaves, les étrangers, le bolchevisme communiste, le capitalisme enjuivé, la ploutocratie, la démocratie, l’individualisme ». Le respect de la fierté nationale, l’honneur allemande, le surmont de la peur, la glorification de la mort au service du Führer étaient tous des points encouragés aux jeunes présents aux cérémonies. « La guerre était présentée comme l’état normal de I’humanité ». Ces enfants, plutôt malléables et naïfs, venaient de se faire instaurer cette mentalité à l’image de Hitler et étaient prêts à s’investir dans ce parti politique, voire joindre la jeunesse hitlérienne.L’endoctrinement à travers le système d’éducation L’endoctrinement qui supplante l’enseignement de l’école est une caractéristique du régime totalitaire. Ses principes rigoureux sont anti-intellectuels et donnent la priorité au développement des capacités physiques dans le but de façonner les jeunes à être de bons soldats. Ils prônent la foi dans le Fu?hrer et placent les intérêts de la communauté au-dessus de celle de l’individu. Le système scolaire lui-même devint l’instrument de la propagation officielle de la politique de l’État nazi. À travers l’éducation, les enseignants utilisaient des méthodes afin de glorifier Hitler et encourageaient les sentiments nationalistes des jeunes étudiants, un aspect très présent du régime fasciste. Des discours importants des représentants du pouvoir et d’Hitler lui-même étaient écoutés en classe pendant les heures de cours. Les élèves n’avaient pas la possibilité de se forger une opinion personnelle et de l’exprimer. Les leçons d’histoire étaient modifiés au profit de l’Allemagne. En conséquent, les enfants adolescents deviennent alors fanatisés par ce régime et décident plus tard de joindre les jeunesses hitlériennes telles que la Hitler Jugend.Swing Jugend Le mouvement de la jeunesse swing était plutôt une passion culturelle et musicale pour le jazz qu’une opposition politique. Ces jeunes venaient de familles relativement aisées, conséquemment éduquées, en les comparant aux jeunes allemands des systèmes scolaires de l’époque. Cet avantage intellectuel pourrait expliquer leur opposition au régime nazi. D’ailleurs, la jeunesse swing rejetait le militarisme, détenait peu de respect pour les normes imposées par le régime et avait peu de confiance en les officiers de la propagande. Au contraire de la vague de pensée nazie, ils cherchaient leur propre identité et voulaient différer de la race allemande « idéale » et s’opposaient même à celle-ci. Tous ces facteurs expliqueraient leur refu de participer aux jeunesses hitlériennes dont la Hitler Jugend. Bien au contraire, ils se moquaient de ceux-ci et caricaturaient le salut « sieg heil » par « swing heil ».Les piratesLes « pirates » étaient des jeunes délinquants des milieux ouvriers urbains. Ils obéissaient à aucune idéologie en particulier. Bien au contraire, ils adoptaient une attitude plutôt indifférente et passive face aux sujets de politique. Cependant, ils prônaient l’indépendance. Le courant de pensée nazi venait à l’encontre de cette liberté qu’ils glorifiaient. Ces jeunes s’opposaient donc à l’endoctrinement, l’uniformisation et le militarisme de cette politique et refusaient toute forme de contrainte. Cela expliqueraient leur manque de participation à des mouvement comme la Hitler Jugend.ConclusionÀ mon avis, le régime totalitaire dictatorial qu’est le nazisme s’oppose à plusieurs concepts systématiques et essentielles d’un gouvernement stable et équitable. Son administration est basée sur des notions discriminatoires et racistes telles que l’antisémitisme et l’antijudaisme avec une volonté intentionnelle d’exclure ces groupes du corps social. Selon moi, un État a comme devoir de préserver l’existence des différentes races humaines et la politique nazie vient complètement à l’encontre de cette conception. De plus, je m’oppose à leur perception de supériorité de leur race qui prône une certaine autorité parmi les autres. Leur concept euthanasique de préserver leur race et de la régénérer empêche la création d’un pays multiculturel et diverse. Finalement, je conteste leur concentration de tous les pouvoirs en une seule autorité, Adolf Hitler, car cette caractéristique totalitaire du système de dictature laisse place au règne par la terreur, l’irresponsabilité, l’échappement à tout contrôle et l’oubli de toute critique au détriment du peuple.